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Mis à jour le 28/10/2026 · 17 min · Auteur : Bernard Lacombe

Obtenir de l’argent sur sa maison sans la vendre : les solutions comparées

Sept solutions pour récupérer un capital ou un revenu avec son logement : celles qui vous laissent propriétaire et celles qui sont des ventes avec maintien dans les lieux. Comparatif des coûts, des risques et des profils concernés.

Obtenir de l’argent sur sa maison sans la vendre : les solutions comparées

Résumé de cet article :

  • Sept solutions existent pour obtenir de l’argent sur sa maison : trois vous laissent propriétaire (prêt viager hypothécaire, crédit hypothécaire de trésorerie, location d’une pièce) et quatre sont des ventes qui permettent de rester chez soi.
  • Le prêt viager hypothécaire est la seule formule qui combine propriété conservée et aucune mensualité : il est réservé en général aux plus de 60 ans et porte sur 15 à 75 % de la valeur du bien.
  • Son prix est élevé : un taux fixe autour de 6 à 6,5 % en 2026 et des intérêts capitalisés qui font grossir la dette, réglée à la revente ou au décès.
  • Le crédit hypothécaire de trésorerie (50 à 70 % de la valeur) exige des revenus suffisants pour payer des mensualités tandis que la vente à réméré reste un dernier recours risqué.
  • Le bon choix dépend de votre âge, de votre budget, de votre volonté de transmettre le bien et du délai : un notaire ou un conseiller indépendant doit valider votre décision.

Quelles sont les solutions pour obtenir de l’argent sur sa maison sans la vendre ?

Votre maison représente souvent l’essentiel de votre patrimoine. Pourtant elle ne règle ni une facture de travaux ni un complément de retraite. Bonne nouvelle : plusieurs montages permettent de transformer la pierre en liquidités. Mais ils sont très différents les uns des autres et beaucoup de contenus en ligne les mélangent.

Une distinction simple évite la plupart des erreurs. Certaines solutions vous laissent propriétaire : vous empruntez ou vous louez. D’autres sont de vraies ventes : vous cédez la propriété mais vous pouvez continuer à habiter les lieux. Voici l’essentiel en un coup d’œil.

  • Prêt viager hypothécaire : vous restez propriétaire et ne payez aucune mensualité. La dette est réglée à la revente du bien ou au décès.
  • Crédit hypothécaire de trésorerie : vous restez propriétaire mais vous remboursez des mensualités comme pour un crédit classique.
  • Location ou colocation d’une partie du logement : vous restez propriétaire et vous percevez un revenu régulier, sans capital immédiat.
  • Vente à terme occupée : vous vendez et vous restez chez vous. Le prix est payé sur une durée fixe.
  • Viager occupé : vous vendez et vous restez chez vous. Vous touchez un bouquet puis une rente à vie.
  • Vente de la nue-propriété : vous vendez la nue-propriété et vous gardez l’usufruit à vie.
  • Vente à réméré : vous vendez avec une faculté de rachat limitée à 5 ans. C’est une solution de dernier recours.

À noter : le prêt relais est parfois cité dans ce contexte. Il ne répond pas à votre besoin. Il sert à acheter un nouveau bien avant d’avoir vendu l’ancien et il suppose donc une vente prochaine de votre logement.

Comment comparer ces solutions en un coup d’œil ?

Ce tableau résume les points qui comptent le plus : garder la propriété et rembourser ou non de son vivant. Les profils indiqués sont des tendances générales et non des conseils personnalisés.

Solution Vous restez propriétaire ? Remboursement de votre vivant ? Pour qui
Prêt viager hypothécaire Oui Non, dette réglée à la revente ou au décès Propriétaires de plus de 60 ans qui veulent rester chez eux sans mensualité
Crédit hypothécaire de trésorerie Oui Oui, par mensualités Propriétaires avec des revenus réguliers
Location d’une pièce ou colocation Oui Aucun remboursement Propriétaires avec une pièce disponible qui acceptent de partager leur logement
Vente à terme occupée Non, après la vente Aucun, c’est une vente payée sur une durée fixe Vendeurs qui veulent un revenu sur une durée connue
Viager occupé Non, après la vente Aucun, c’est une vente Seniors qui veulent un bouquet et une rente à vie
Vente de la nue-propriété Non (vous gardez l’usufruit) Aucun, c’est une vente Seniors qui veulent un capital en gardant l’usage du bien
Vente à réméré Non, sauf rachat dans les délais Rachat à prévoir dans un délai de 5 ans maximum Propriétaires en grande difficulté financière, sans accès au crédit

Peut-on garder sa maison et ne rien rembourser de son vivant ?

Le prêt viager hypothécaire, la seule voie sans mensualité

Le principe. Le prêt viager hypothécaire est un crédit garanti par une hypothèque sur votre logement. Vous recevez un capital en une fois ou par tranches. Vous ne versez aucune mensualité. Le capital et les intérêts sont remboursés en une seule fois, à la revente du bien ou au décès du dernier emprunteur. Juridiquement, c’est un emprunt et non une vente : le capital reçu n’est pas imposable. Le contrat se signe devant notaire.

Pour qui. Le prêt s’adresse à des propriétaires âgés en général d’au moins 60 ans. Le logement doit être situé en France métropolitaine et servir d’habitation. L’établissement se fonde sur la valeur du bien et non sur vos revenus : en principe, il n’y a ni condition de ressources ni questionnaire de santé.

Combien pouvez-vous obtenir ? Le capital correspond à une part de la valeur du bien, comprise entre 15 et 75 %. Cette part augmente avec l’âge, car la durée prévisible du prêt diminue. À titre indicatif, elle se situe autour de 15 à 25 % entre 60 et 65 ans et de 65 à 75 % à partir de 80 ans. Pour un logement de 300 000 € et un emprunteur de 72 ans, on arrive à un ordre de grandeur de 90 000 €.

Coût et risque. Le taux est fixe et tourne autour de 6 à 6,5 % en 2026. Les intérêts sont capitalisés : ils s’ajoutent chaque année au capital et produisent à leur tour des intérêts. À 6,45 %, une dette non remboursée double environ tous les onze ans. Ajoutez des frais de mise en place, souvent de l’ordre de 2 à 3 % du montant emprunté. La loi plafonne cependant la dette à la valeur du bien au terme du prêt : vos héritiers ne paieront jamais plus que ce que vaut le logement.

Point de vigilance. Cette formule ne vous coûte rien chaque mois mais elle réduit fortement votre héritage. Elle n’est pas une promesse : l’accord dépend du prêteur ainsi que de votre âge et de la valeur du bien. Peu d’établissements la proposent et la marge de négociation reste faible. Louer ou démembrer le bien après la signature suppose l’accord de la banque. Pour mesurer le coût réel, regardez le TAEG et faites chiffrer plusieurs durées possibles.

Le crédit hypothécaire de trésorerie, un prêt classique garanti par la maison

Le principe. Le crédit hypothécaire de trésorerie consiste à emprunter en donnant votre bien en garantie. Contrairement au prêt viager hypothécaire, il est amortissable : chaque mensualité rembourse une part de capital et d’intérêts. Les fonds sont libres d’usage (travaux, aide à un enfant, réserve de trésorerie).

Pour qui. La banque étudie vos revenus et votre taux d’endettement, qui ne doit en principe pas dépasser 35 %. Cette solution convient donc aux propriétaires qui perçoivent des revenus réguliers. Après 60 ans ou 70 ans, l’âge et le coût de l’assurance emprunteur peuvent compliquer le dossier.

Coût et risque. Le montant se situe le plus souvent entre 50 et 70 % de la valeur du bien. Un logement de 300 000 € ouvre ainsi, selon le ratio retenu, entre 150 000 € et 210 000 €. Les taux observés en 2026 sont indicativement de 3,5 à 5 %, sur 20 ans voire 25 ans. Les frais d’hypothèque représentent souvent 1,5 à 2 % du montant emprunté.

Point de vigilance. Si vous ne pouvez plus payer vos mensualités, la banque peut demander la vente forcée du bien. Un rachat de crédit avec trésorerie peut aussi être étudié si vous avez déjà des prêts en cours. Il doit être comparé de près, car il rallonge souvent la durée de la dette.

La location ou la colocation d’une partie du logement

Le principe. Vous louez une chambre, un étage ou un studio indépendant. Vous conservez la propriété et l’usage du reste de la maison. Vous ne recevez pas de capital : vous obtenez un revenu mensuel.

Pour qui. Cette solution convient à ceux qui disposent d’une pièce inutilisée et qui acceptent la présence d’un tiers. La cohabitation intergénérationnelle, où un jeune loge chez un senior contre un loyer modéré ou de petits services, en est une variante.

Coût et risque. Aucun emprunt et aucun intérêt. En revanche, vous devez respecter les règles du bail ainsi que celles de l’assurance et du règlement de copropriété si le bien en dépend. Les loyers sont en principe imposables. Un régime spécifique d’exonération existe pour la location d’une pièce de sa résidence principale à un prix raisonnable, avec des conditions précises.

Point de vigilance. Les sommes en jeu restent modestes face à un besoin de capital. C’est un complément de revenu, pas une réponse à un besoin ponctuel important. Faites vérifier le régime fiscal applicable avant de louer.

Peut-on vendre tout en restant chez soi ?

Ces quatre solutions ne respectent pas strictement l’idée de « ne pas vendre ». Mais elles répondent à la vraie question de beaucoup de propriétaires : rester dans son logement tout en mobilisant sa valeur. Sachez simplement que vous cessez d’être propriétaire, au moins en partie.

La vente à terme occupée

Le principe. La vente à terme est une vente dont le prix est payé en plusieurs fois sur une durée fixée dès le départ, avec souvent un bouquet à la signature puis des mensualités sur 10 à 20 ans. En version occupée, vous restez dans le logement jusqu’à la date convenue.

Pour qui. Pour un vendeur qui veut un revenu sur une période précise et sans aléa lié à sa longévité. En cas de décès avant le terme, les paiements restants reviennent à vos héritiers.

Coût et risque. Le prix tient compte de l’occupation, donc il baisse. Les mensualités ne sont pas une rente viagère. Une clause résolutoire protège le vendeur en cas d’impayé.

Point de vigilance. Le revenu s’arrête à la fin du terme. Si vous vivez longtemps, vous ne touchez plus rien alors que vous n’êtes plus propriétaire. Faites vérifier la fiscalité, notamment la plus-value si le bien n’est pas votre résidence principale.

Le viager occupé

Le principe. En viager occupé, vous vendez votre bien contre un bouquet versé à la signature et une rente viagère payée jusqu’à votre décès. Vous gardez un droit d’usage et d’habitation. Le prix est réduit par une décote d’occupation, souvent de 30 à 50 % selon l’âge du vendeur.

Pour qui. Pour des seniors qui veulent compléter leurs revenus et acceptent de ne plus être propriétaires. Le sujet de la transmission doit avoir été discuté avec la famille.

Coût et risque. Le bien sort définitivement de votre patrimoine. Le bouquet n’est pas une avance sur un prêt : c’est une partie du prix. La rente peut être imposable pour une fraction qui dépend de l’âge à la première échéance. Pour une résidence principale, la plus-value est en principe exonérée.

Point de vigilance. Soyez prudent avec les affirmations selon lesquelles le bouquet « échappe à tout impôt » : la fiscalité dépend de votre situation. Exigez un notaire, une clause de garantie du paiement de la rente et une étude du risque d’impayé.

La vente de la nue-propriété avec réserve d’usufruit

Le principe. Vous vendez la nue-propriété et vous conservez l’usufruit : le droit d’habiter ou de louer le bien jusqu’à votre décès. À ce moment, la pleine propriété revient à l’acheteur sans nouvelle formalité. Le prix dépend de votre âge : le barème de l’usufruit prévu à l’article 669 du Code général des impôts sert de repère fiscal, avec une nue-propriété qui représente par exemple 60 % de la pleine propriété entre 61 et 70 ans selon ce barème.

Pour qui. Pour un senior qui souhaite un capital en une fois sans mensualité ni rente tout en voulant garder l’usage ou les loyers du logement.

Coût et risque. Vous touchez un capital immédiat mais il reste inférieur à la valeur de marché. Vous ne pouvez plus vendre seul la pleine propriété. Les grosses réparations relèvent en principe du nu-propriétaire et l’entretien courant de l’usufruitier.

Point de vigilance. Les acheteurs prêts à attendre votre décès ne sont pas toujours faciles à trouver. Comparez plusieurs offres et faites encadrer l’acte par un notaire.

La vente à réméré, ou portage immobilier

Le principe. La vente à réméré est une vente avec faculté de rachat. Vous vendez à un investisseur. Vous restez dans les lieux en payant une indemnité d’occupation. Vous pouvez racheter le bien dans un délai maximal de 5 ans (article 1660 du Code civil), souvent 12 à 36 mois en pratique.

Pour qui. Pour des propriétaires en difficulté financière, parfois fichés à la Banque de France ou menacés de saisie, qui n’ont plus accès au crédit. Ce n’est pas une solution pour un simple besoin de confort.

Coût et risque. Le prix de vente se situe souvent autour de 60 à 80 % de la valeur réelle. S’y ajoutent l’indemnité d’occupation et des frais de portage, souvent autour de 5 %. Ces chiffres sont indicatifs.

Point de vigilance. Si vous ne rachetez pas dans le délai, vous perdez définitivement le bien, y compris l’écart avec sa vraie valeur. À n’envisager qu’avec un plan de rachat crédible et avec l’aide d’un notaire.

Quel capital espérer pour un même logement ?

Prenons une maison estimée à 300 000 €. Les ordres de grandeur ci-dessous sont indicatifs et varient selon l’âge, le bien et le prêteur.

Solution Ce que vous pouvez recevoir Ce que vous devez accepter
Prêt viager hypothécaire (emprunteur de 72 ans) Environ 90 000 € (30 % de la valeur) Une dette qui grossit et réduit l’héritage
Crédit hypothécaire de trésorerie 150 000 à 210 000 € (ratio de 50 à 70 %) Des mensualités et un taux d’endettement limité à 35 %
Vente à réméré Environ 180 000 à 240 000 € (60 à 80 % de la valeur) Une indemnité d’occupation et le risque de perdre le bien
Viager occupé Un bouquet puis une rente, calculés selon votre âge La perte définitive de la propriété

Cette comparaison montre qu’un montant plus élevé s’obtient rarement sans contrepartie. Le crédit classique donne davantage mais il demande de rembourser. Le prêt viager hypothécaire donne moins mais il ne demande rien avant la fin. Le réméré verse beaucoup mais au prix d’une décote sévère.

Quelles vérifications faire avant de signer ?

Quelle que soit la formule, quelques réflexes limitent les mauvaises surprises.

  • Faites estimer le bien par un professionnel indépendant. Toutes les solutions se calculent à partir de cette valeur.
  • Demandez le coût total par écrit : taux, TAEG, frais de notaire, d’hypothèque, d’expertise et de mainlevée.
  • Comparez au moins deux solutions sur le même bien, avec les mêmes hypothèses de durée.
  • Associez votre famille à la décision. Elle découvrira sinon l’opération au moment de la succession.
  • Méfiez-vous des promesses d’accord garanti ou d’argent immédiat sans condition. Un acte devant notaire reste obligatoire pour une hypothèque comme pour une vente.

Prêt ou vente : quelles erreurs fréquentes éviter ?

La confusion entre un prêt et un viager est la plus courante. Elle explique beaucoup de mauvaises décisions. Voici les repères à garder.

  • Un prêt n’est pas une vente. Dans un prêt viager hypothécaire, vous restez propriétaire et une dette grossit. En viager, vous vendez et vous recevez un bouquet puis une rente.
  • Sans mensualité ne veut pas dire sans coût. Les intérêts capitalisés se paient au final, sur le prix de vente ou par vos héritiers.
  • Le réméré n’est pas un crédit. C’est une vente avec un risque de perte du bien.
  • Une rente à vie dépend de votre longévité. Elle peut dépasser la valeur du bien si vous vivez longtemps ou rester inférieure en cas de décès rapide.

Comment choisir la solution adaptée à votre situation ?

Quatre questions suffisent pour écarter les mauvaises pistes. Répondez-y avant de demander une simulation.

  • Combien avez-vous besoin ? Un petit montant ponctuel appelle un crédit ou une location. Un besoin durable de revenus oriente plutôt vers la rente.
  • Pouvez-vous payer des mensualités ? Si oui, le crédit hypothécaire de trésorerie coûte moins cher. Sinon, le prêt viager hypothécaire est la formule qui ne demande aucun remboursement avant la fin.
  • Voulez-vous transmettre le bien ? Un prêt ou une location préservent la propriété. Une vente, même occupée, l’écarte de la succession.
  • Quel est votre âge ? Il joue sur le montant du prêt viager hypothécaire comme sur la valeur d’un bouquet ou d’une nue-propriété.

Si vous souhaitez rester propriétaire sans payer de mensualité, le prêt viager hypothécaire est la formule qui correspond le mieux à cette contrainte. Il reste coûteux et réduit votre héritage. Faites donc établir une simulation chiffrée et comparez-la avec une vente en viager ou en nue-propriété avant de décider.

Dans tous les cas, ces opérations sont lourdes et peu réversibles. Faites-vous accompagner par un notaire ou un conseiller indépendant, qui examinera votre situation d’ensemble. Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé.

Questions fréquentes sur l’argent tiré de sa maison sans la vendre

Peut-on obtenir de l’argent sur sa maison sans la vendre et sans payer de mensualités ?

Oui avec un prêt viager hypothécaire, en général à partir de 60 ans. Vous restez propriétaire et la dette est réglée à la revente ou au décès. Les intérêts capitalisés augmentent toutefois le montant dû. L’accord dépend du prêteur, de votre âge et de la valeur du bien.

Quelle solution est la moins risquée ?

Aucune n’est sans risque. Le crédit hypothécaire reste le plus simple si vos revenus permettent de rembourser. La location d’une pièce n’engage aucun capital. À l’inverse, la vente à réméré est la plus risquée parce qu’elle peut aboutir à la perte du bien.

Peut-on rester dans sa maison après avoir obtenu de l’argent ?

Oui avec chacune des sept solutions, à condition de bien négocier les clauses. En prêt ou en location, vous restez propriétaire. En viager occupé, en vente à terme occupée, en nue-propriété ou en réméré, vous gardez un droit d’occupation prévu à l’acte.

Que se passe-t-il pour mes héritiers ?

Avec un prêt viager hypothécaire, ils doivent rembourser la dette ou laisser vendre le bien. Elle ne peut pas dépasser la valeur du logement. Avec une vente (viager, nue-propriété, terme), le bien a quitté votre patrimoine. En vente à terme, les paiements restants peuvent leur revenir.

Les sommes reçues sont-elles imposables ?

Le capital d’un prêt n’est pas imposable car c’est un emprunt. Pour une vente, la plus-value est en principe exonérée sur la résidence principale. Une rente viagère est imposable pour une fraction. Les loyers sont en principe imposables sauf régime particulier. Demandez confirmation à votre notaire ou à un conseiller fiscal.

À retenir :

  • Trois solutions vous laissent propriétaire (prêt viager hypothécaire, crédit hypothécaire, location) et quatre sont des ventes avec maintien dans les lieux.
  • Pour ne rien rembourser de votre vivant, le prêt viager hypothécaire est la voie à étudier en priorité : comptez un taux de 6 à 6,5 % et une dette qui grossit.
  • Le crédit hypothécaire de trésorerie coûte moins cher mais suppose des mensualités payables.
  • Écartez le réméré sauf situation de dernier recours et faites valider chaque projet par un notaire.
✓ Article relu et vérifié par l’équipe éditoriale de Guide du Viager le 28 octobre 2026.